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L’ Armée des Romantiques

C'est sous la bannière de l'Armée des Romantiques que se sont rassemblés des compagnons fidèles tels que la soprano Magali Léger, le baryton Alain Buet, le violoncelliste Emmanuel Balssa, le pianiste Rémy Cardinale, les violonistes Shunske Sato, Girolamo Bottiglieri, Raya Raytcheva, l’altiste Caroline Cohen-Adad,… Cette Armée bien singulière a pour ambition de réinterpréter les chefs d’œuvres de la musique de chambre du 19ème siècle sur instruments historiques, en repositionnant cette musique novatrice dans le contexte intellectuel et artistique de l’époque.
 
Les programmes des concerts de l’Armée des Romantiques visent à restituer l’atmosphère d’effervescence, de découverte et les débats passionnés qui animèrent tout le 19ème siècle. Dans cet esprit, le concert donne lieu à des commentaires et des explications par les interprètes sur le contexte historique, les partitions et les instruments, favorisant une écoute instruite entre les musiciens et le public. 
 
L’Armée des Romantiques affirme son engagement pour l’interprétation sur instruments historiques qui s’avère être la seule réponse crédible pour rendre la modernité des œuvres jouées. Notre pratique régulière des instruments anciens nous amène à nous interroger sur l’héritage transmis par le XXème siècle. Leurs sonorités, leurs couleurs, leurs dynamiques, bousculent nos propres habitudes et certitudes sur l’interprétation des œuvres. Ce nouveau prisme sonore qu’offre les instruments anciens, réactive notre écoute, bouleverse nos attentes et redonne une nouvelle jeunesse à un répertoire parfois figé dans le temps.
 
L'Armée des Romantiques est convaincue de l'importance qu'il y a de donner un autre sens à l’art d’interpréter. La subversion à laquelle nous appelons, passe par une autre façon d’aborder le concert et par là, tente de rendre l’écoute plus active, plus passionnée, plus joviale, plus réfléchie. Gageons que notre envie rende notre art un peu plus désirable pour le plus grand nombre.
 
L'Armée des Romantiques est en résidence à la Fondation Singer-Polignac à Paris et à l'Académie Bach à Arques-la-Bataille.

 

Rémy Cardinale

Rémy Cardinale

Pianoforte

Lauréat d’un premier prix de piano, d’un premier prix de musique de chambre et d’un premier prix de pianoforte au Conservatoire national de musique de Paris, Rémy Cardinale a également remporté le quatrième prix du Concours international de Bruges et le premier prix de musique de chambre du Concours Boeringer Ingelheim.

Curieux des musiques et répertoires de toutes les époques, Rémy Cardinale a développé un goût particulier pour l’interprétation des œuvres sur instruments historiques. À Paris, La Cité de la Musique l’invite à se produire dans le cadre du domaine privé consacré à John Eliott Gardiner de même qu’à l’exposition Chopin à Paris, ou encore, avec Magali Léger, dans un programme Debussy, Fauré, Chausson et Duparc, il est aussi intervenant au Musée de la Cité de la Musique.

Parallèlement à sa carrière de soliste, il a notamment interprété des concerti de Ravel, Beethoven et Mozart, Rémy Cardinale se consacre pleinement à la musique de chambre. Il a enregistré l’intégrale de l’œuvre pour violoncelle et piano de Fauré sur instruments historiques et en duo avec le violoncelliste Florent Audibert, les Sonates de Brahms et Fantasie-Stücke de Schumann, disque récompensé de 5 Diapasons.

Un disque Mozart, Beethoven, avec Hélène Schmitt, est paru chez Alpha.

Girolamo Bottiglieri

Violon

Né en Italie, Girolamo Bottiglieri est diplômé du Conservatoire Santa Cecilia à Rome (classe de Giovanni Leone) et a étudié dès 1992 avec Corrado Romano au CMG, où il remporte en 1997 le Premier Prix de Virtuosité. En soliste, il s’est produit entre autres avec l’OSR.
Il est fondateur et premier violon du Quatuor Terpsycordes, qui a obtenu en 2001 le Premier Prix de Virtuosité au CMG et a gagné le Premier Prix du 56e Concours International de Genève. Depuis, le Quatuor Terpsycordes mène une carrière internationale (tournées, enregistrements). Eclectique, Girolamo Bottiglieri accorde beaucoup d’importance à la recherche historique et se consacre autant au baroque qu’au classique ou au répertoire contemporain.

Raya Raytcheva

Violon

Née à Pleven (Bulgarie) en 1976, Raya Raytcheva reçoit la bourse de la Fondation Kayaleh qui lui permet de poursuivre ses études en Suisse. En 2001, elle obtient le Premier Prix de virtuosité au Conservatoire de Genève et, quelques années plus tard, le Premier Prix de virtuosité de quatuor à cordes.
Raya Raytcheva partage son temps entre l’enseignement au Conservatoire Populaire de Musique de Genève et le Quatuor Terpsycordes, avec lequel elle mène une riche carrière de chambriste.

Caroline Cohen-Adad

Alto

Née à Genève en 1975, c’est au Conservatoire supérieur de musique de sa ville, dans la classe de Nicolas Pache, qu’elle obtient ses diplômes. Elle se produit en concert à travers l’Europe, principalement en formation de chambre, avec des musiciens tels que Rainer Kussmaul, Emmanuel Pahud, Francesco Petracchi. Elle a participé à la création de plusieurs œuvres contemporaines et joue en tant qu’alto solo, baroque comme moderne, sous la direction de chefs tels que Gabriel Garrido et Emmanuel Krivine.

Elle enseigne le quatuor au Conservatoire populaire de musique de Genève. Caroline Cohen-Adad est l’altiste du Quatuor Terpsycordes.

Emmanuel Balssa

Violoncelle

Violoncelliste et violiste, Emmanuel Balssa a étudié le violoncelle avec Maurice Gendron, le violoncelle baroque avec Richte van der Meer et la viole de gambe avec Wieland Kuijken.

Violoncelle continuo des Arts Florissants, membre de l’Orchestre du XVIIIe siecle, du Bach Collegium Japan et violoncelle solo de l’Orchestra Libera Classica (Japon), il se produit également régulièrement en récital de musique de chambre, notamment avec le flûtiste Alexis Kossenko et le pianiste Remy Cardinale . En, il a enregistré avec Bertrand Cuiller et Alix Verzier six sonates pour violoncelle et basse continue de Lanzetti. Emmanuel Balssa est également membre de l’ensemble de violes Orlando Gibbons.

Il enseigne le violoncelle baroque au Conservatoire du 7ème arrondissement à Paris, la viole de gambe et le violoncelle baroque à l’Escola Superior de Musica de Catalunya de Barcelone.

Quintette de Franck

À paraître en 2017

Académie d’Arques-la-Bataille

Les deux programmes (Brahms à Offranville, Schumann dans le chœur de l’église d’Arques) étaient structurés de la même façon : un bouquet de lieder et de duos suivi d’une œuvre de musique de chambre. Un piano d’époque (Vienne 1867) et des cordes en boyaux. Il convient d’insister sur ce choix d’instruments car ce que nous avons entendu est bien évidemment inouï au sens premier du terme.

Le principal artisan de cette réussite est incontestablement Rémy Cardinale, que nous ne connaissions que par ses disques, et dont le jeu précis, attentif et suscitant l’engagement de ses partenaires, fut un pur bonheur de poésie, du premier lied à la double barre de mesures concluant le quatuor.

Philippe Houbert

En guise de bouquet final, nous était offert le Quintette pour piano et cordes en fa mineur, une page qui, à l’instar de la Symphonie en ré mineur, s’éclaire progressivement pour finir sur une note de délivrance.

Au complet, les duettistes de la Sonate ayant été rejoints par Raya Raytcheva au second violon, Caroline Cohen-Adad à l’alto et Emmanuel Balssa au violoncelle, l’Armée des Romantiques nous a entraînés à sa suite au cœur du feu sombre qui nimbe le premier mouvement de lueurs parfois tragiques et fait chavirer dans le Quasi Lento, cette prière élégiaque et passionnée dans laquelle Franck se révèle étonnamment proche de Fauré et dont les couleurs ne m’avaient jamais semblé aussi belles, puis ce fut la folle envolée de l’Allegro non troppo final dont le ma con fuoco prend toute sa dimension lorsque des musiciens de cette trempe s’en emparent.
Il est de bon ton de ricaner, dans certains cercles prétendûment autorisés, lorsque des interprètes jouent les œuvres de la fin du XIXe voire du début du XXe siècle sur les instruments pour lesquels elle ont été conçues ; on a sans doute raison quand cette vision demeure purement archéologique, mais lorsque ce sont d’authentiques musiciens qui sont aux commandes et que l’historicisme devient un des moyens pour accéder à un degré d’émotion supérieur en offrant des couleurs et des nuances que les si parfaits instruments modernes sont incapables d’apporter, la sensation que l’on éprouve s’approche du vertige. C’était la mienne ce soir-là et j’aurais beaucoup donné pour que des micros aient pu immortaliser un moment comme celui que nous venions de vivre et qui m’a permis de redécouvrir complètement des pages que je connais pourtant bien pour les écouter souvent. Alors, qui sait, peut-être qu’un jour un label discographique sera assez téméraire
pour offrir à ces lectures la pérennité qu’elles méritent.

Passé des Arts

Les programmes de l’ Armée des Romantiques sont présentés et détaillés sur le site de l’ensemble:

 

armée-des-romantiques.fr

Des mains de Haydn

Beethoven
Haydn

La musique de l’avenir

Franz Liszt 

La  Société Nationale de Musique 

Saint Saëns
Franck
Duparc
Fauré
Dubois

Debussy et l’institution

Gounod
Saint Saëns
Dubois
Fauré
Debussy

Les Béatitudes d’un immigré

César Franck

"Il n’y a pas besoin de s’ouvrir la poitrine pour montrer qu’on a du cœur" 

Maurice Ravel

Schumann, une autre idée du romantisme

Brahms et la France, un long chemin vers la reconnaissance

La voix de Frédéric Chopin

Concert zoologique

Vidéo